Les Bleus ne font plus rêver. Et ne vont donc plus beaucoup faire vendre.
Face aux déboires de l’équipe de France, les sponsors ne savent pas sur quel pied danser. Certains quittent le navire par peur de ternir leur image. D’autres assurent de leur fidélité sans faille et espèrent, malgré tout, tirer les bénéfices d’un partenariat qui leur a coûté très cher.
«Nous sommes ulcérés»
GDF Suez n’a pas caché sa colère dimanche dernier. «Nous sommes ulcérés par ce qui se passe. C’est un manque de respect pour tout le monde. C’est incroyable. Du jamais-vu», a ainsi affirmé le groupe dans un communiqué.
Quick est allé plus loin. La chaîne de restauration rapide a décidé vendredi de suspendre le spot télévisé et l'affiche où Nicolas Anelka brandit fièrement un nouveau hamburger.
Crédit Agricole raccroche
«Dans le contexte très émotionnel, aujourd'hui, tout se focalise autour de Nicolas Anelka. Il y a une telle déception sur une équipe qu'une publicité pourrait être perçue comme une provocation», a estimé la porte-parole.
Le groupe bancaire Crédit Agricole a suivi ce lundi en annonçant l'arrêt anticipé de sa campagne publicitaire télévisée qui devait prendre fin vendredi. Un retrait justifié par un pudique «au vu des derniers événements».
Car entre la défaite qui se profile, les insultes à Raymond Domenech et la grève des joueurs, plusieurs partenaires craignent que l’image désastreuse de l’équipe de France ne rejaillisse sur eux.
Fidélité sans faille
Certains sponsors, en revanche, comptent soutenir les Bleus envers et contre tout. Les contrats qui les lient à la Fédération française de football d’ici à 2014 seront de toute manière difficiles à dénoncer, donc autant faire preuve de fidélité.
Interrogé par 20minutes.fr, Carrefour a assuré «qu’un partenariat se construit dans la durée. Nous avons toujours soutenu l’équipe de France quels que soient ses résultats, nous allons donc continuer à le faire».
Même son de cloche du côté d’Adidas. L’équipementier sportif «continuera à activer le volet France de sa campagne internationale jusqu'à la fin de la présence des Bleus dans la compétition», a assuré ce lundi le groupe dans un communiqué.
Nike doit en revanche se mordre les doigts. Dès janvier prochain, il va devenir l’équipementier officiel des Bleus. La marque a mis 42,6 millions d’euros sur la table pour une équipe qui pourrait quitter la Coupe du monde sans avoir marqué un but ou gagné un seul match et en s’étant mis à dos la majorité de ses supporters.