La parité euro-dollar pour 2011?

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Publié le 12 juin 2010.

ECONOMIE - C'est la prévision pessimiste du cabinet CEBR...

L'euro devrait atteindre la parité avec le dollar en 2011, à cause de la faiblesse de la reprise économique en Europe, notamment par rapport aux Etats-Unis, s'il n'éclate pas d'ici là, a estimé samedi le cabinet CEBR.

Même s'il est difficile de prévoir quand il aura lieu, «l'éclatement de l'euro est presque inévitable», selon Douglas McWilliams, le directeur général du Centre for Economics and Business Research (CEBR), un institut britannique privé de conjoncture.

«En attendant, une chose est certaine, c'est que l'euro sera faible», anticipe McWilliams. «La monnaie unique européenne» a déjà chuté de 30 cents par rapport au dollar cette année et effacera probablement les derniers 20 cents, qui sépare (le couple euro-dollar) de la parité, quand la hausse des taux américains sera évidente et imminente alors que les taux en zone euro seront maintenus à un niveau bas du fait de la faiblesse de l'économie» dans la région, a expliqué McWilliams.

Reprise lente en Europe

En effet, les chercheurs de l'institut britannique estiment que «la Réserve fédérale américaine (Fed) devrait commencer à relever ses taux au tournant de l'année en réponse à un renforcement de la croissance de l'économie (américaine) alors que la Banque centrale européenne (BCE) sera paralysée par la faiblesse de l'économie européenne».

Par ailleurs, si la reprise économique mondiale se poursuit, les rythmes de croissance sont inégaux entre économies émergentes et pays développés. «La reprise économique est étonnamment robuste dans les marchés émergents tandis que des risques clairs demeurent pour les économies avancées», souligne Charles Davis, économiste au sein de l'institut britannique.

Ainsi deux inquiétudes pèsent sur la reprise mondiale : «une surchauffe de l'économie sur les marchés émergents qui nécessiterait un resserrement de leurs politiques monétaires, et la peur d'un ralentissement encore plus marqué de la croissance des économies occidentales les plus faibles lorsque seront supprimées les mesures de soutien», prévient Charles Davis.

Faut-il paniquer? Pas forcément. Les cabinets britanniques ne sont pas connus pour leur euro-enthousiasme. Et sur CNN vendredi, des experts américains rappelaient que la situation dans de nombreux Etats sur-endettés comme la Californie n'était guère plus glorieuse qu'en Grèce ou en Espagne.

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