Les exportations d'armement des industries françaises ont fortement progressé l'an dernier, avec une hausse de 21% des prises de commandes à près de 8 milliards d'euros, a annoncé lundi la Direction générale de l'Armement (DGA).

"Nous renouons avec les chiffres des années 2000 malgré la crise", s'est félicité le directeur général de l'armement Laurent Collet-Billon. Les prises de commandes ont atteint 7,95 milliards d'euros en 2009 contre 6,58 milliards un an plus tôt, a annoncé dans un communiqué la DGA, qui dépend du ministère français de la Défense. Le bilan compte notamment la vente de quatre sous-marins d'attaque Scorpène au Brésil, qui avait été annoncée fin 2008.

La France est au 4ème rang mondial des exportateurs d'armes, derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Russie, et devant Israël, selon un rapport du ministère de la Défense publié l'an dernier. Mais elle peine à maintenir son rang, s'inquiétait alors ce rapport. L'objectif de la France est d'atteindre les 10 milliards d'euros d'exporations à moyen terme.

Par ailleurs, les commandes d'équipements du gouvernement français à l'industrie ont plus que doublé (+123%) en 2009 à 19,3 milliards d'euros. Elles comptent en particulier la commande de 60 avions de combat Rafale à Dassault Aviation et de trois frégates multi-mission (FREMM) à DCNS.

Rafale

Les avions de combat Rafale de Dassault Aviation n'ont, en revanche, jusqu'à présent jamais été exportés. La France attend "sereinement" une décision du gouvernement brésilien, qui doit trancher entre l'avion tricolore, le F/A-18 Super Hornet de l'Américain Boeing et le Gripen NG du suédois Saab, a indiqué le directeur international de la DGA, Jacques de Lajugie. Le Rafale fait aussi l'objet d'une négociation avec les Emirats arabes unis.

M. Collet-Billon a par ailleurs souhaité que l'appel d'offre pour la fourniture d'avions ravitailleurs aux Etats-Unis soit "moins orienté". Le groupe américain Northrop Grumman et son partenaire européen EADS se sont dit insatisfaits du projet actuel d'appel d'offres, jugeant que ses termes favorisent leur rival Boeing.

Ce contrat géant de 35 milliards de dollars portant sur 179 avions avait été attribué par le Pentagone en février 2008 à l'alliance Northrop Grumman/EADS, mais Boeing avait contesté la décision et déposé un recours auprès de la Cour des comptes américaine (GAO), qui avait tranché en sa faveur, recommandant une réouverture de la compétition.

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