La prime à la casse passera bien de 700 à 500 euros le 1er juillet prochain. Le ministre chargé de l'Industrie, Christian Estrosi, l’a confirmé jeudi alors que le dispositif a largement soutenu le secteur automobile ces derniers mois.
Le gouvernement avait prévenu que la prime à la casse passerait progressivement de 1.000 à 500 euros pour ensuite disparaître en 2011. Certains constructeurs craignent cependant une fin anticipée du dispositif. «Nous respectons notre engagement», a donc rassuré le ministre, interrogé par le magazine sonore AutoK7.
«Dans cette phase où nous sentons que nous approchons de la sortie de crise, (...) le gouvernement doit continuer à donner cette impulsion et à accompagner ses industries, et tout particulièrement l'industrie automobile qui représente 500.000 emplois directs dans notre pays», a-t-il déclaré.
Plus de 300 millions d’euros devraient ainsi être distribués aux consommateurs français dans le cadre de la prime à la casse cette année, contre 600 millions d’euros en 2009.
Mis en place fin 2008, le dispositif concerne les véhicules de plus de 10 ans et est versé en contrepartie de l’achat d’une voiture neuve.
La prime à la casse a porté à bout de bras un secteur automobile très affecté par la crise. Les immatriculations de véhicules neufs en France ont ainsi augmenté de 17,8% en février. Une progression nettement inférieure cependant au mois de décembre 2009 (+48,6%) où la prime était de 1.000 euros.
Les constructeurs devraient donc accuser un contrecoup à partir du 1er juillet. Christian Estrosi est pourtant resté optimiste.
Il table sur un marché soutenu cette année. «On a des indicateurs sur les commandes à venir qui sont plutôt bons» et «il y a des nouveaux véhicules proposés par PSA et par Renault qui arrivent sur le marché», a-t-il expliqué.