CRISE - Les gouvernements européens adoptent chacun leur tour de nouveaux plans de rigueur….
Croissance en berne et
crise de la zone euro auront eu raison des gouvernements européens.
Les plans de rigueur se multiplient pour tenter d'assainir des finances publiques qui inquiètent les marchés financiers.
Au risque de mettre à mal la reprise et de provoquer la colère des populations.
Les ménages sous pression
Entre pression sur la fiscalité et rigueur sur les retraites, les ménages vont supporter le gros de l'effort.
Au Portugal, en Grèce ou en Espagne, la TVA va connaître une hausse radicale. Athènes va également augmenter ses taxes sur les alcools, le tabac ou les carburants tandis que l'Irlande va en créer de nouvelles.
Dublin et Lisbonne vont quant à eux mettre en place une hausse générale de l'impôt sur le revenu. Et dans tous ces pays, les allocations sociales seront plafonnées, voire supprimées.
Côté retraites, la rigueur sera également de mise. La Grèce et
l'Espagne vont reculer l'âge légal de départ. Le 13e et 14e mois des retraités grecs seront supprimés et les pensions espagnoles gelées.
Les fonctionnaires en ligne de mire
Les fonctionnaires seront souvent au cœur de ce traitement de choc. Le Portugal va geler leurs salaires dès l'année prochaine tout comme l'Espagne. Madrid compte en plus d'abord les réduire de 5% en 2010.
Même remède en Irlande où les rémunérations des agents publics vont connaître une baisse de 5 à 15%.
En Grèce, les 13e et 14e mois des fonctionnaires seront tout simplement supprimés.
Les hommes politiques attendus au tournant
Pour donner l'exemple, les hommes politiques ne seront pas épargnés par cette rigueur salariale.
Tout juste élu, le nouveau Premier ministre britannique, David Cameron, a annoncé une baisse de 5% des salaires ministériels. La diminution sera identique au Portugal et atteindra même les 15% en Espagne et en Irlande.
Haro sur les dépenses de l'Etat
Les gouvernements vont enfin mettre leurs dépenses publiques au régime sec. Dans tous les pays évoqués, l'Etat compte réduire son train de vie et ses investissements.
La France, qui se refuse à parler de rigueur, a aussi annoncé
un gel de ses dépenses dans les trois ans à venir.
Les entreprises relativement épargnées
Les entreprises sont pour l'instant relativement épargnées par ces plans de rigueur. Excepté au Portugal où le gouvernement a prévu une surtaxe de 2,5% sur les bénéfices des grandes sociétés supérieurs à 2 millions d'euros.
L'Irlande, connue pour sa fiscalité avantageuse en faveur des entreprises, n'a pour l'instant annoncé aucune hausse particulière.
Elsa Meyer