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ECONOMIE Le président français s'est exprimé après une réunion à Bruxelles...

Eviter l'effet domino. Le président français Nicolas Sarkozy a estimé vendredi que la zone euro traversait une «crise systémique» et que cela nécessitait une «mobilisation générale» à l'issue d'un sommet des dirigeants de la zone euro à Bruxelles.

«Lundi à l'ouverture des marchés, l'Europe sera prête à défendre l'euro», a jugé le chef de l'Etat qui estime qu'il faut faire vite car «cette crise est systémique» et «la réponse doit être systémique».

Vendredi soir, les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro se sont accordés pour mettre en place «un mécanisme de stabilisation» (un fonds d'urgence) pour aider les pays qui seraient confrontés à des difficultés financières et ont également validé le plan d'aide à la Grèce.

Ils ont décidé de convoquer une réunion dimanche après-midi des ministres des Finances de l'ensemble de l'Union européenne pour finaliser le fonctionnement et le financement de ce dispositif inédit.

Un véritable gouvernement économique

«Nous sommes maintenant dans des mécanismes communautaires, c'est toute la zone euro qui a décidé de se défendre» et il s'agit donc «d'une mobilisation absolument générale», a insisté le président français, qui n'a pas voulu «entrer dans les détails» de la solution proposée.

Selon lui, «nous avons décidé de doter la zone euro d'une véritable gouvernement économique» alors qu'elle «traverse sans doute la crise la plus grave depuis sa création». «Aujourd'hui, l'attaque est portée sur l'ensemble de la zone euro. Nous avons décidé un un plan d'une très grande importance destiné à répondre à la situation», a-t-il insisté.

Avertissement aux spéculateurs


«Nous ne pouvons pas laisser tomber l'euro, l'euro c'est l'Europe, et l'Europe c'est la paix», a encore commenté Nicolas Sarkozy. «Désormais les spéculateurs doivent savoir qu'ils en seront pour leurs frais», a-t-il prévenu, en notant que «leur avidité» ne devait pas mettre en péril l'épargne et l'emploi des Européens.

Nicolas Sarkozy a par ailleurs démenti tout conflit avec la chancelière allemande durant le sommet, en assurant: «il n'y a eu aucune division entre Angela Merkel et moi ce soir».

«L'axe franco-allemand est indestructible», a-t-il dit, en vantant «l'énorme courage et l'intelligence de Merkel face aux difficultés». «L'Europe a besoin d'un axe franco-allemand parfaitement déterminé et totalement solide», a-t-il ajouté.


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