Nicolas Sarkozy, le 1er mars 2010 à Paris.
Nicolas Sarkozy, le 1er mars 2010 à Paris. - REUTERS

O.R. avec agence

Avec son discours sur la politique industrielle, Nicolas Sarkozy adopte «la Domenech attitude», estime Marine Le Pen. «Il perd tous les matchs en promettant que le prochain sera le bon», explique-t-elle. La CFDT estime aussi que Nicolas Sarkozy «ne dessine pas une politique industrielle d’avenir».

Pour Martine Aubry, le «discours et l'agitation ne viendront pas compenser l'absence de politique industrielle depuis 2002».

«Des annonces saupoudrées au gré d’un discours de stratégie générale»

La CGT-FO regrette de son côté «l’absence d’une véritable politique industrielle ambitieuse réaffirmant la légitimité de l’intervention publique». «Défendre, valoriser et développer l'emploi, les salaires, les conditions et les moyens de travail dans l'industrie, empêcher les délocalisations, les externalisations et stopper cette course infernale du dumping social et fiscal imposent plus que des annonces saupoudrées au gré d'un discours de stratégie générale», estime le syndicat dans un communiqué.

De son côté, la CFTC «approuve la volonté du président de la République de donner enfin une nouvelle impulsion à l’industrie française».

Chez les patrons aussi, le discours passe mieux. Le président du Groupe des fédérations industrielles, Yvon Jacob, a estimé que «les entreprises industrielles se trouvent en phase avec les orientations et les décisions annoncées par Nicolas Sarkozy». Il veut se mettre «rapidement au travail avec le gouvernement». A l'UMP, on salue «Des moyens aussi ambitieux que les objectifs et la participation directe des Français à travers un nouveau produit d’épargne.»