« Une entreprise qui est en crise sociale ne fait pas durablement de bonnes performances économiques », a martelé hier le nouveau patron de France Télécom, Stéphane Richard. L'opérateur est devenu le symbole de la souffrance au travail avec une trentaine de suicides ces deux dernières années. Hier, l'ex-n° 2 du groupe a fait ses premiers pas de directeur général en présentant un bénéfice de 4,9 milliards d'euros, en baisse de seulement 6,4 % malgré la crise. A ses côtés, l'actuel PDG Didier Lombard, qui ne conservera que la présidence à partir de lundi, et dont la gestion du personnel a été critiquée. Pour changer de cap, l'énarque a recruté Christine Albanel, ancienne ministre de la Culture, Pierre Louette, PDG de l'AFP, et Bruno Mettling, de la Banque populaire. Premier signe de sa volonté de « réconcilier performance économique et ambition sociale », l'annonce simultanée de 3 500 embauches et le lancement d'une offre « quadruple play » (Internet, télévision, téléphonie fixe et mobile). W