Revirement. Les chômeurs qui ne retrouvent pas un emploi avant d'épuiser leurs indemnités ne resteront pas sur le carreau, a promis hier le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, sur RMC et BFM TV, évoquant « plusieurs centaines de millions d'euros ». « Des gens nous attendent. Fin mars, tout cela doit être opérationnel », a-t-il déclaré sans préciser les conditions d'attribution et les montants des nouvelles aides, ni la répartition du financement avec l'assurance-chômage.
Le ministère prévoit de présenter la semaine prochaine un bilan du nombre de personnes potentiellement concernées, son estimation actuelle étant comprise entre 350 000 et 400 000. Alors qu'il prévoit que le chômage va continuer à augmenter jusqu'en juin, le gouvernement excluait jusqu'ici de mettre la main à la poche, tandis que l'Unedic, déjà déficitaire, refusait de payer seule. Cette annonce montre « la détermination de la majorité présidentielle à ne laisser personne sur le bord du chemin », s'est félicité Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP. Les syndicats, eux, se montraient plus mesurés. La CFDT a appelé à ne laisser aucun chômeur « sans solution » et la CGT a plaidé pour une action qui ne soit pas uniquement temporaire. Les deux organisations demandent, notamment, d'étendre le champ de l'allocation spécifique de solidarité (ASS). W
A. B.