Sarkozy confie les comptes au socialiste Didier Migaud

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Publié le 24 février 2010.

L'Elysée a choisi un socialiste pour succéder à Philippe Séguin. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a annoncé hier la nomination de Didier Migaud à la présidence de la Cour des comptes, l'institution chargée de surveiller l'utilisation des deniers publics. En pleine campagne pour les régionales, et face à des sondages peu favorables, Nicolas Sarkozy a finalement opté pour un étranger à son camp : le député PS de l'Isère et président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Mercredi dernier, pourtant, la secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, pressentie, se disait « disponible ». L'arbitrage n'a pas manqué de susciter des réactions, cette fonction symbolique confiant à son titulaire le devoir de juger le gouvernement sans concession. Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a loué un « choix historique », mais le patron des députés UMP, Jean-François Copé, s'est montré plus mesuré : « J'en prends acte. Il faut juger en fonction de l'action. » A gauche, le président (PS) de la région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne, s'est félicité que Didier Migaud puisse bientôt « proposer les voies d'un redressement national » des comptes publics. A contrario, l'ancien président (PS) de l'Assemblée nationale Henri Emmanuelli a regretté que « son ami » ait « accepté ». « La politique d'ouverture n'a qu'un seul objectif : brouiller les cartes et troubler l'électorat », a-t-il affirmé. W

A. B.

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