En dépit du temps qui passe, son discours ne change pas d'un iota. Invité hier de l'émission « Face à nous » sur Public Sénat, Jean-Marie Le Pen, tête de liste aux régionales en Paca dénonce toujours « l'immigration de masse » et pointe son « lien très direct avec l'insécurité », critiquant au passage le prénom [Solal] du petit-fils de Nicolas Sarkozy : « Ce n'est pas la meilleure manière de s'intégrer. » On l'attendait critique sur les déclarations de Marie-Luce Penchard ce week-end. Le président du Front national (FN) a pourtant relativisé les propos de la ministre de l'Outre-mer : « Elle s'est laissée emporter par son patriotisme guadeloupéen. » Plus vindicatif sur la décision de Quick de proposer des produits halal dans dix de ses établissements, Le Pen a mis en garde contre « le grignotage de moeurs » concédé par le gouvernement dans « une espèce de largeur d'esprit » et qui « se fait au bénéfice de la communauté islamique ».
A 81 ans, il a affirmé qu'il « ne se présenterait probablement pas à l'élection présidentielle de 2012 ». Sa succession à la tête du FN ? Il refuse de l'arbitrer, même si sa fille Marine est candidate. Dans un ultime élan, Le Pen a confirmé son « mépris » pour le président Chirac, « le pire président que la République ait connu », considérant avec plus de délicatesse que Nicolas Sarkozy était, lui, « soit incapable, soit impuissant ». On ne se refait pas. W
Virginie Ramel