Il leur reste moins d'une semaine pour accorder leurs violons, avant le sommet social de l'Elysée, lundi prochain. Hier soir, les syndicats, FO excepté, tentaient de dégager des revendications communes, notamment sur le sujet épineux des retraites. Proposée il y a deux semaines par la CGT, cette rencontre intersyndicale (CGT, CFDT, CFE-CGC, FSU, Unsa et Solidaires) est la première depuis trois mois. L'objectif, selon le responsable CFDT, François Chérèque, est d'« essayer de parler d'une seule voix au sommet social », au cours duquel doit être arrêté le calendrier, assorti d'une méthode de travail, des chantiers sociaux de l'année.
FO a refusé de participer, estimant que chaque organisation devait d'abord arrêter sa position, tandis que la CFTC se limite à un rôle d'« observateur ». Alors que le débat politique s'enflamme sur les retraites, les syndicats entendent recentrer le sommet sur les mesures à prendre face à la crise. Jugeant que la situation « se dégrade » et qu'il n'y a pas de « trêve aux licenciements », le leader CGT, Bernard Thibault, propose « une mobilisation unitaire interprofessionnelle début mars ». Mais l'idée ne séduit que la FSU et Solidaires. Pour la CFDT, une initiative avant les élections régionales serait « une manifestation à caractère politique ». W