Un secteur sous perfusion et toujours aussi menacé

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Publié le 9 février 2010.

Après une année 2009 difficile avec 35 000 suppressions d'emplois, l'hémorragie risque de se poursuivre dans le secteur automobile. Selon un rapport remis dès novembre au gouvernement, et révélé hier par le quotidien Les Echos, 40 000 à 50 000 salariés pourraient perdre leur travail d'ici à 2011. Toutes les branches de la filière seraient touchées. Dans les moules et outillages, sept emplois sur dix pourraient disparaître. Les grands groupes, de Plastic Omnium à Valeo en passant par Faurecia, Michelin, Renault et PSA, ont supprimé des milliers d'emplois, avec beaucoup des plans de départs volontaires. Le mouvement touche surtout les petits sous-traitants.

Une perte massive d'emplois que les plus de six milliards d'euros d'aides publiques n'ont pu empêcher : prime à la casse, financement du chômage partiel, exonérations de charges ou encore prêts bonifiés. Des aides publiques qui « indignent » les syndicalistes. Certains étaient engagés dans des conflits marquants de 2009 - Molex, New Fabris, Heuliez et Ford - et se lancent en politique. « Je suis d'abord en campagne pour l'emploi », explique Francis Wilsius, l'ancien secrétaire CFTC du comité d'entreprise de l'ex-usine Ford de Blanquefort (Gironde), qui fait ses premiers pas auprès du socialiste Alain Rousset pour les élections régionales en Aquitaine. W

Virginie Ramel

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