FINANCE – Certains estimaient pourtant que le président de la banque centrale américaine n'a pas été exempt de tout reproche lors du naufrage de Wall Street...
Obama voulait du bipartisanisme, il a été entendu. Le Sénat des Etats-Unis a approuvé jeudi, avec le soutien d'une partie de l'opposition républicaine, la reconduction de
Ben Bernanke à la tête de
la banque centrale américaine (Fed) pour un deuxième mandat de quatre ans. Les sénateurs ont approuvé la reconduction de Ben Bernanke, 56 ans, à la tête de la banque centrale par 70 voix contre 30. L'actuel mandat de M. Bernanke expire le 31 janvier.
Ben Bernanke a bénéficié dans ce vote des voix d'une partie de l'opposition républicaine.
En revanche, plusieurs démocrates ont refusé de cautionner le choix du président Barack Obama annoncé le 25 août, de reconduire Bernanke à la tête de la Fed. Ces derniers, Russ Feingold, Barbara Boxer ou Jeff Merkley, reprochent au patron de la Fed d'être trop étroitement lié à Wall Street et d'avoir conduit une politique monétaire qui a contribué à la plus grave crise économique depuis la Grande Dépression des années 1930.
Personnalité de l'année pour Time
Le sénateur indépendant Bernie Sanders qui a mené l'opposition à M. Bernanke depuis l'automne dernier, a répété jeudi que le président de la Fed s'était «endormi aux commandes». Bernie Sanders a réagi au vote de jeudi en affirmant que les 30 «non» constituent un record en terme d'opposition à un président de la Fed au Sénat.
«L'opposition historique à Bernanke devrait aussi persuader la Fed de prendre au sérieux sa responsabilité de promouvoir le plein emploi. Elle devrait fournir des prêts à faible taux aux petites et moyennes entreprises pour créer des emplois», a écrit dans un communiqué le sénateur qui évolue à la gauche du parti démocrate.
L'incertitude sur la reconduction de M. Bernanke par le Sénat avait provoqué des remous sur les marchés financiers mondiaux. La Maison Blanche avait de nouveau affirmé lundi que le président sortant de la banque centrale américaine (Fed) Ben Bernanke avait son soutien pour un deuxième mandat, expliquant que son maintien était important pour démontrer la stabilité du système financier américain. Le magazine
Time l'a d'ailleurs choisit comme
«personnalité de l'année 2009», estimant que son action avait «permis d'éviter que la crise ne se transforme en catastrophe».
P.B. avec agence