Nicolas Sarkozy veut une «moralisation» du capitalisme

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Publié le 27 janvier 2010.

ECONOMIE - Une leçon d'économie et un appel à la fin d'un «système sans règles»..

Pour lire la synthèse de l'intervention de Nicolas Sarkozy, cliquez ici

18h29:
Le discours est plutôt bien applaudi, Sarkozy semble satisfait.

18h28:
Message final: "L'émergence d'un citoyen plus lucide nous conduira à nous sentir plus heureux de ce que nous sommes et de ce que nous allons accomplir"

18h26:
"Les entreprises ont découvert qu'elles avaient une nationalité", "ça vit une entreprise". Le capitalisme à visage humain, c'est ça?

18h19
: "Bien sur il faudra aider les pauvres. " Parler de la taxation des produits financiers". "Quel rôle doivent jouer les banques dans l'économie? ce n'est pas un gros mots. Le métier de banquier ce n'est pas de spéculer c'est d'analyser le risque du crédit, c'est financer le développement de l'économie." Mais accuse-t-il les banques ne faisait plus leur métier. Elles ont préféré jouer sur la bourse au lieu de preter aux entrepreneurs." Et d'ajouter qu'il est d'accord avec Obama, qui doit justement parler des banques ce mercredi soir dans son premier discours sur l'état de l'union.

18h17
: Il veut des règles qui tirent tout le monde vers le haut. Mais, rassure-t-il cela ne veut pas dire avoir tous le même droit du travail.

18h15:
"Les signes de reprise doivent nous inciter à être davantage audacieux."

18h13:
Il fait référence au G20 et aux paradis fiscaux pour demander des engagements forts à Davos

18h12:
Il plaide pour que les revenus soient "proportionnels à l'utilité". Encore une défense de Proglio?

18h10:
Sarkozy ironise sur les deux personnes qui l'applaudissent. Du coup, c'est toute la salle qui s'y met

18h09:
"Celui qui gagne beaucoup d'argent, ce n'est pas choquant". Pas sûr que son public saisisse la référence à l'affaire Proglio...

18h09:
La mondialisation doit être faite avec tous les pays. "On ne peut pas faire le capitalisme d'aujourd'hui avec les règles d'hier". Bien vu, mais on fait quoi?

18h06
: Le "capitalisme financier est une dérive" mais il n'y "aucune autre solution que le capitalisme" mais il survivra en le "moralisant". Voilà la leçon de morale a commencé...

18h06:
"La grande question du XXie siècle: "Comment remettre l'économie au service de l'homme"."  C'est quand même très philosophique aujourd'hui. beaucoup plus que lundi soir.

18h04:
Il avait promis de ne pas faire de leçon, mais bon, quand même...

18h03:
Résoudre la faim dans le monde, réconcilier le marché et les citoyens... Voila le but. Mais en attendant, "l'économie fonctionne à rebours de ses valeurs". Bref, vaste chantier.

18h02:
Cela va donc êter la grande question du discours de Nicolas Sarkozy. Que veut-on faire du capitalisme. A priori, la réponse n'est pas "de l'argent".

18h02:
Il fait maintenantréférence à Joseph Stiglitz, prix Nobel quand même. "Qu'est ce qu'on veut faire du capitalisme?" Bonne question.

18h01:
Petit cours sur la mondialisation et sur les entreprise. Le parterre (2.500 entrepreneurs  qui comptent) doit ête content.

17h58:
Sarkozy continue de taper sur les banques, sur un système financier international qui fait de l'argent «sans effort»

17h56:
«il n'y a pas de prospérité sans système financier efficace»

17h55:
«Sans l'intervention de tous les Etats, tout se serait effondré», poursuit-il

17h55:
«Je ne suis pas là pour donner des leçons», dit Sarkozy.


Un rôle de «premier» qui devrait lui plaire. Nicolas Sarkozy deviendra mercredi le premier président français à s'exprimer devant le Forum économique mondial de Davos.

Vers 17h45, il prononcera même le discours inaugural de cette manifestation qui rassemble chaque année le gratin politique et des affaires de la planète dans cette station de ski des Grisons.

Un privilège qui avait été réservé, à l%u2019origine, à son prédécesseur Jacques Chirac, en 2005. Mais, l%u2019ancien président avait été empêché de s%u2019y rendre au dernier moment par une tempête de neige et avait été contraint à s'exprimer par vidéo-conférence.

Changement de décor

Mais ce privilège pourrait se muer en un exercice à risque pour Sarkozy. Car deux jours après la «soirée spéciale» qui lui a consacré TF1 et qui a plutôt convaincu les téléspectateurs, c%u2019est un changement radical de décor pour le Président.
 
A Davos, le public, constitué en grande partie par des patrons de grandes entreprises mais aussi de nombreux banquiers ne risque pas de faire un excellent accueil aux prêches de bonne conduite de Sarkozy. Le chef de l'Etat devrait en effet parler essentiellement de «l'après-crise» et de la «régulation de la finance mondiale».

La France à la traîne

Des sujets explosifs alors que la France, donneuse de leçons en ce qui concerne les rémunérations des banquiers et le fonctionnement des établissements, est plutôt à la traîne de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis sur la mise en %u0153uvre de ces mesures.

Un changement de ton devrait donc s%u2019imposer à Davos. D%u2019autant que, après avoir brillé par leur absence en 2009, les banquiers seront nombreux cette année à la manifestation. Et s%u2019ils devront certainement rendre des comptes dans leur gestion de la situation mondiale, il ne s%u2019agit pas non plus de les froisser alors que s%u2019engage la fameuse «fin de crise» évoquée par Sarkozy.  

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