Une concurrence sans concurrents. Depuis hier, la SNCF pourrait voir d'autres opérateurs proposer des liaisons internationales, comme le prévoit le « troisième paquet ferroviaire » adopté par le Parlement européen en 2007. Mais dans la pratique, rien ne devrait bouger avant l'été.
On attendait la Deutsche Bahn, une alliance de Veolia et d'Air France-KLM ou encore Virgin. Finalement, la seule compagnie publique italienne Trenitalia pourrait se lancer mi-2010, avec deux allers et retours quotidiens de Paris à Milan et de Paris à Gênes. En chemin, elle s'arrêterait à Chambéry, Modane, Avignon, Aix-en-Provence, Marseille et Nice. La compagnie pourra aussi vendre des trajets entre ces gares, à condition que cette activité reste minoritaire.
Aucune date n'est encore fixée pour la concurrence sur les grandes lignes nationales, tandis que la question des TER a été reportée après les élections régionales. En attendant, la SNCF se lance à la conquête de l'international : présente au Royaume-Uni, elle envisage d'entrer en Allemagne et en Italie à travers des filiales. W