Le projet de loi transformant La Poste en société anonyme à capitaux publics, déjà voté au Sénat, est examiné à partir de demain à l'Assemblée nationale. L'ambiance promet d'être houleuse, avec une opposition vent debout contre le texte. Celle-ci y voit la première étape de la privatisation du plus grand service public français. Hier, le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, réaffirmait que La Poste resterait un service public à caractère national. Hors de l'Assemblée, le Comité national contre la privatisation de La Poste, qui fédère des syndicats, des partis de gauche et des associations, organise un rassemblement demain, à 18 h. Le comité a obtenu plus de deux millions de voix lors de la votation citoyenne organisée le 3 octobre contre la privatisation de La Poste. A la suite de cette action, la gauche a mené pendant huit jours au Sénat une bataille d'amendements mais n'a pu empêcher l'adoption du texte, le 9 novembre. Le vote définitif devrait intervenir le 12 janvier. W