La promesse du gouvernement grec de se galvaniser a quelque peu rassuré les marchés, hier. Le Premier ministre, Georges Papandréou, a convoqué la semaine prochaine tous les partis pour démontrer que la Grèce est déterminée à « nettoyer » son économie. Le nouveau gouvernement socialiste grec a récemment doublé la prévision officielle du déficit public national, le portant à 12,7 % du produit intérieur brut pour 2009, contre 3 % autorisés par Bruxelles. Un dérapage des finances publiques aussitôt sanctionné par les agences de notation, qui évaluent la capacité des Etats à honorer leurs dettes.
La nouvelle a fait plonger en cascade l'euro et ébranlé les Bourses européennes, d'autant qu'avec l'Irlande et l'Espagne, les pays de la zone euro commencent à être nombreux à dériver. La situation est « très grave », a jugé hier la ministre suédoise des Affaires européennes, Cecilia Malmström, dont le pays préside l'Union. « C'est une situation difficile qui demande du temps, du courage politique et des réformes », a-t-elle ajouté. Un euphémisme pour une hausse d'impôts doublée de réduction des dépenses publiques. W
A. B.