Blocage annoncé à quelques semaines des fêtes de fin d'année. Les syndicats de salariés du transport routier ont appelé, hier, à une grève à partir du 13 décembre. En cause, des négociations salariales qui achoppent. « On est dans une profession paupérisée, et en janvier, lorsque le smic sera revalorisé, l'intégralité de la grille salariale des routiers sera en dessous », a expliqué Max Dumont, secrétaire général de la CFDT-Transports, premier syndicat du secteur. Au rang des revendications : le passage à un salaire de 10 euros brut de l'heure pour les coefficients les plus élevés, 4 % d'augmentation pour les cadres, 4 % de hausse des frais de déplacement et un treizième mois pour tous.
Pas question d'opérations escargot ou de blocages aux péages, la cible sera les entrepôts de la grande distribution, accusée d'être responsable du « dumping social » qui frappe le transport routier en France, selon Gérard Martinez, secrétaire général de FO-transports.
« Nous travaillons en partenariat avec des transporteurs, et prenons en compte tous les coûts payés, notamment la hausse du gazole », assure-t-on chez Auchan. « Il ne faut pas ajouter des difficultés aux difficultés, et mettre un blocage qui serait dommageable à notre économie », a réagi le secrétaire d'Etat au Commerce, Hervé Novelli. De son côté, le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a appelé le secteur à continuer de négocier, estimant « urgent » de trouver un accord. « Si le patronat ouvre une négociation avant le 13 et si elle aboutit, tant mieux, nous ne sommes pas des va-t-en-guerre », a rassuré Max Dumont, de la CDFT-Transports. W