C'est une page de la haute couture qui se tourne.
Le tribunal de commerce
de Paris
a décidé, hier, de la mise en place d'un plan de redressement pour la maison de haute couture Christian Lacroix. Il prévoit la suppression d'une centaine d'emplois et, par conséquent, l'arrêt des collections couture et prêt-à-porter. La douzaine de salariés épargnée devrait continuer à gérer les contrats de licence des accessoires et des parfums de la maison. En écartant tous les différents repreneurs, le tribunal a préféré le plan de continuation de l'entreprise, proposé par les actionnaires actuels de la société Christian Lacroix. Et a ainsi évité la mise en liquidation et la mort complète de la marque Lacroix.
Présentes depuis le début de l'aventure, les « petites mains » de la maison broyaient du noir, hier, à l'annonce de cette décision, même si le PDG de la société Lacroix, Nicolas Topiol, espérait encore « trouver une solution de reprise » ultérieure. Selon lui, la décision du tribunal va permettre de « recentrer » l'entreprise « sur l'exploitation des marques et lui donner une chance de se redéployer vers le prêt-à-porter ». Créée en 1987 avec l'appui du numéro un mondial du luxe LVMH, qui l'a vendue en 2005 au groupe américain Falic, spécialisé dans le duty free, la maison Christian Lacroix a enregistré dix millions d'euros de pertes en 2008 pour un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros. W