«Les consommateurs ont appris à être prudents» et Noël ne va pas changer ces nouvelles habitudes. «Il sera difficile de leur faire oublier les critères de dépenses qu'ils se sont forgés en apprenant à vivre avec moins pendant la crise », selon une étude du cabinet de conseil Deloitte, réalisée entre septembre et octobre dans dix-huit pays. En France, les ménages prévoient de réduire leurs dépenses de 3,5 % lors des fêtes, après une baisse de 5,1% en 2008. Ils devraient privilégier les cadeaux utiles et durables, voire d'occasion (lire ci-dessous), tandis que les produits de marques de distributeur régneront sur les tables du réveillon. Selon Deloitte, chaque Français dépensera en moyenne 650 euros (420 euros pour les cadeaux, 165 euros pour les agapes et 65 euros pour les divertissements).
L’Irlande se serre le plus la ceinture
Les restrictions seront plus fortes dans les pays les plus frappés par la crise comme l'Espagne (- 9,1% de dépenses), la Grande-Bretagne (- 17,4%) et surtout l'Irlande (- 22,4%). Le coût des fêtes reste toutefois élevé dans ce dernier pays, 1.110 euros en moyenne, derrière le Luxembourg (1.150 euros), mais loin devant l'Espagne (735 euros) et la Suisse (685 euros). La Pologne arrive en queue de peloton (375 euros), avec néanmoins des prévisions de dépenses en hausse de 1,6 % (0,7% pour l'ensemble de l'Europe de l'Est). Car si l'Ouest dépense beaucoup mais moins, ces pays dépensent peu mais plus.