JUSTICE - Alors que l'enseigne a été condamnée à verser plus de 23 millions d'euros à ses fournisseurs...
Le coup de gueule de Michel-Edouard Leclerc. Le président du groupe du même nom a accusé ce mercredi l'Etat de «foutre la pagaille» dans les négociations commerciales au lendemain de l'annonce de la condamnation du distributeur
à restituer à des fournisseurs plus de 23 millions d'euros.
«L’Etat n’est pas là pour foutre la pagaille pendant la négociation commerciale (...) quand le pouvoir d’achat n’est plus sa priorité»,
a-t-il estimé sur Europe 1.
Critiquant une décision «absurde sur le principe», Michel-Edouard Leclerc a estimé que «sur le fond, les sommes (versées par les fournisseurs, ndlr) ne sont pas indues, elles ne sont pas amorales. C’est uniquement sur un problème de forme qu’on s’est fait avoir, qu’on n’a pas été bons.»
«Sacrifier l'image de la distribution»
Les fournisseurs ne réclament pas les 23,3 millions, a-t-il insisté. «Ils ont reconnu qu’ils nous les devaient. C’est l’Etat qui s’est érigé entre eux et nous, et s’est donné un rôle qu’il n’avait pas à jouer», a-t-il ajouté.
Michel-Edouard Leclerc a accusé plus généralement l'Etat de «sacrifier l'image de la distribution», alors que le secrétaire d'Etat au Commerce Hervé Novelli vient d'annoncer
la poursuite en justice de neuf distributeurs, soupçonnés également de pratiques abusives à l'égard de leurs fournisseurs.
C. F. avec agence