RECOMPENSE - Elle remporte le «prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel» avec Oliver Williamson...
La saison des prix Nobel s'achève ce lundi avec la
remise du prix d'économie, de nouveau à des Américains: Elinor Ostrom et Oliver Williamson pour leurs travaux sur «la gouvernance économique».
Un dernier prix pour ce millésime 2009, où les Etats-Unis,
le président Barack Obama et son prix de la Paix en tête, ont presque tout raflé. Et grande première cette année:
Elinor Ostrom est la première femme à remporter le Nobel d'économie.
«Gestion des co-propriétés par des associations d'usagers»
Elinor Ostrom est
née à Los Angeles en 1933, et a fait ses études à UCLA. Elle est
professeure de sciences politiques à
l'université de l'Indiana, et été élue à l'Académie Nationale des Sciences en 2001. Selon le comité Nobel, elle «a démontré comment les co-propriétés peuvent être efficacement gérées par des associations d'usagers».
Oliver Williamson est né le 27 septembre 1932. Economiste, il a notamment travaillé sur la
théorie des coûts de transaction. Il a
tenu des chaires dans l'administration d'affaires, l'économie et le droit à l'université de Berkeley, en Californie. Le comité Nobel a précisé qu'il «a montré que les marchés et les organisations hiérarchiques, à l'image des entreprises, ont des structures de gouvernance alternatives qui diffèrent dans leur façon de résoudre les conflits d'intérêt».
Un prix récompensant habituellement des Américains
Le prix Nobel de l'économie est officiellement dénommé «
prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel». Il est le seul à ne pas avoir été prévu dans le testament de l'industriel et philanthrope suédois.
Il faut remonter à 1999 pour trouver une année vierge de Nobel d'économie aux Etats-Unis, qui ont décroché 42 récompenses pour seulement 20 au reste du monde. L'an dernier, en pleine bourrasque financière, ce prix avait été attribué à l'Américain Paul Krugman, économiste de la mondialisation et éditorialiste réputé pour ses charges contre l'administration Bush et les excès de la finance et de la politique monétaire américaines.
Un Français était en lice
Le quotidien suédois
Dagens Nyheter, généralement bien informé sur les Nobel, voyait l'Autrichien Ernst Fehr, spécialiste de l'influence de la psychologie, de la neurologie et du groupe sur les comportements économiques et la coopération entre individus, en passe de l'emporter. Le Finlandais Bengt Holmström, le Français
Jean Tirole, spécialiste de la théorie des jeux et de l'information, ou l'Indien Jagdish Bhagwati, fondateur du Journal of International Economics, étaient aussi préssentis.
C. F. avec agence