ECONOMIE - Officiellement installée à l'Elysée par Nicolas Sarkozy, elle devra remettre son rapport le 1er novembre...
C’est
l’un des grands chantiers de la rentrée. Nicolas Sarkozy a installé ce mercredi à l'Elysée la commission de réflexion sur le grand emprunt, coprésidée par les ex-Premiers ministres Alain Juppé et Michel Rocard. L’idée d’un grand emprunt national avait été lancée par le chef de l’Etat
devant le Congrès réuni à Versailles «pour financer les priorités du gouvernement».
Le président de la République a ainsi fixé comme axe de travail ce mercredi matin «trois défis majeurs» : «l'économie de la connaissance», la «compétitivité des entreprises» et «les équipements industriels innovants» (
énergie solaire, énergies marines, fibre optique, nanotechnologies ou biotechnologies). La commission, composée de vingt-deux membres (lire encadré) devra rendre son rapport le 1er novembre.
«Sur les modalités, nous verrons bien»
Nicolas Sarkozy n'a pas précisé devant la commission la forme que prendra le futur grand emprunt.
Deux options sont sur la table: lever des fonds auprès des particuliers moyennant le paiement d'intérêts - plus coûteux pour l'Etat - ou emprunter auprès des marchés financiers comme l'Etat le fait régulièrement en émettant des obligations du Trésor. «Sur les modalités, nous verrons bien. Faut-il un emprunt, faut-il aller sur le marché? Nous prendrons avec le Premier ministre et la ministre (de l'Economie Christine Lagarde) la solution la plus efficace et la moins coûteuse», a-t-il indiqué.
>> Emprunt national, quels précédents, quelles modalités? Pour le savoir, cliquez ici
Quant au montant de l’emprunt, le chef de l’Etat est resté évasif. «Ce qui compte, c'est l'utilisation que nous ferons de cet emprunt (...) Il n'y aura donc dans vos travaux d'autre limite que celle de l'utilité ou de la pertinence des investissements à engager. Nombre d'entre eux, je le précise d'ailleurs, peuvent dégager des revenus financiers qui permettront de rembourser l'emprunt ou d'y associer des investissements privés.» Selon
Le Monde, le chiffre évoqué jusqu'ici par des proches de l'Elysée d'un emprunt de 80 à 100 milliards d'euros serait «aberrant», une source du quotidien évoquant plutôt 10 à 20 milliards d'euros.
C. F. (avec agence)
Ouverture La commission, composée de scientifiques, d'industriels, d'économistes et de patrons, fait dans l'ouverture. Elle compte notamment parmi ses rapporteurs le socialiste Olivier Ferrand, président de la Fondation Terra Nova.