FINANCE - Ils ont été convoqués à Matignon ce vendredi et iront à l'Elysée fin août...
Le gouvernement «a pris acte» de «l'engagement formel des banques françaises
à se conformer strictement» aux règles du G20 en matière de rémunération des opérateurs de marché, a indiqué Matignon, ce vendredi, à l'issue d'une réunion avec des responsables du secteur bancaire.
En pleine polémique sur les
«bonus» versés aux traders, le gouvernement voulait rappeler aux banquiers les règles du jeu. Appelant les banques au «respect» des engagements pris pour les aider à surmonter la crise financière, notamment en matière de bonus, le Premier ministre a convoqué leurs représentants vendredi à Matignon. En
son absence, c'est son directeur adjoint de cabinet qui les a reçus.
Et histoire de marquer le coup, au moment même où les banquiers arrivaient, ce vendredi à Matignon, l'Elysée faisait savoir qu'ils étaient convoqués par Nicolas Sarkozy à son retour de
vacances le 25 août. Et que la présidence demandait au gouverneur de la Banque de France d'appliquer les règles
en matière de rémunérations dans le secteur bancaire «avec fermeté».
Le Président a également indiqué qu'il souhaitait faire du respect des règles édictées par le G20 de Londres - notamment en matière de rémunération dans les banques - «l'un des enjeux du G20 de Pittsburg en septembre». Il a précisé qu'il écrirait en ce sens à ses collègues du G20 fin août.
Une loi «ne répondra pas à la question»
Jeudi, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, avait
souligné que le PS allait déposer une proposition de loi à la rentrée, qui «porte sur les salaires des dirigeants, notamment ceux des banques qui sont aidées par l'Etat, et surtout sur les systèmes de rémunérations type bonus, stock-options». Il rappelle qu'en avril dernier, le PS avait déjà déposé une proposition de loi mais «la majorité l'a refusée».
>> A lire également: Les banques ont tous les droits, ici.
Christine Lagarde, absente elle aussi de la réunion de vendredi matin, a jugé qu'une loi «ne répondra pas à la question». «Il faut d'abord et avant tout que ce soit international. Ce n'est pas la peine de bricoler à l'intérieur de ses frontières si, à Londres, à Singapour, ou à New York, le jeu reste ouvert», a-t-elle expliqué ce vendredi sur Europe 1.
Christine Lagarde doit saisir le Gouverneur de la Banque de France
La situation «a conduit le président de la République et le Premier ministre à demander hier (mercredi) à Christine Lagarde, ministre de l'Economie, de l'industrie et de l’emploi, de saisir le Gouverneur de la Banque de France pour s’assurer du strict respect par les banques des règles en matière de bonus», poursuit le texte. «L’accès des entreprises et des particuliers au crédit bancaire dans de bonnes conditions est par ailleurs une clef d’une reprise rapide et soutenue de l’activité économique en France», précise un communiqué de Matignon publié jeudi.
Avec agence