L'examen du texte de Richard Mallié (UMP) sur le travail du dimanche a débuté hier matin à l'Assemblée nationale dans une ambiance tendue. Juste avant le début de la séance, plusieurs amendements ont été intégrés au texte, avec l'assentiment du gouvernement, pour tenter de rassurer les députés UMP. L'un a substitué à la notion de « commune touristique », qui donne lieu à des interprétations contradictoires, celle de « commune d'affluence touristique », plus restrictive. Le texte permet en effet à tous les commerces de détail de ces municipalités d'ouvrir, sur demande du maire et décision du préfet, tous les dimanches de l'année, sans contrepartie obligatoire pour les salariés. Quelque 500 communes sont concernées, selon le gouvernement et Richard Mallié, mais le PS estime leur nombre à 6 000.
Autre mesure adoptée en commission : l'obligation d'une négociation entre syndicats de salariés et organisations patronales, afin de prévoir des contreparties. Xavier Darcos, le ministre du Travail, a défendu un texte qui, selon lui, « protège les salariés » et « soutient les entreprises ». La loi prévoit des compensations obligatoires (salaire doublé, congé supplémentaire) pour Paris, Lille et Marseille. En revanche, aucune contrepartie n'est prévue dans les « communes d'affluence touristique ». Les députés voteront le 15 juillet. W