Le rapporteur de la mission parlementaire sur les rémunérations des dirigeants de société, Philippe Houillon (UMP), a estimé hier que le code de bonne conduite du patronat ne suffirait pas à éviter les dérives. Son rapport fait donc seize propositions pour aller plus loin. Il préconise par exemple un observatoire qui aurait obligation de s'autosaisir dans le cas où une entreprise procéderait à une réduction d'effectifs de 1 000 emplois et plus. Pour « mettre un terme aux abus les plus criants », le rapport suggère aussi d'« interdire l'attribution de jetons de présence [payés] aux présidents du conseil d'administration ou de surveillance et aux directeurs généraux et généraux délégués lorsqu'ils sont administrateurs de la société qu'ils gèrent ». Il propose aussi de limiter à trois le nombre de mandats sociaux, contre cinq aujourd'hui. Enfin, selon lui, le prix d'attribution des stock-options devrait être calculé sur la moyenne des cours des 130 dernières séances boursières, contre vingt actuellement. W