SOCIAL - Les salariés dénoncent une détérioration des conditions de travail ainsi qu'une augmentation de précarité de l'emploi...
Près de 14% des salariés du Pôle emploi sont en grève ce jeudi et 97 sites (sur 1.500) ont été fermés. Le personnel dénonce une détérioration des conditions de travail ainsi qu'une augmentation de la précarité de l'emploi. Cet organisme, né de la fusion de l'ANPE et de l'Assedic, n'en n'est pas à sa première grève.
Lundi 5 janvier, fraîchement inauguré,
le Pôle emploi a subi sa première grève soutenue par cinq syndicats sur huit. La grève a été reconduite le jeudi de la même semaine, les salariés estimant qu'ils «n'avaient pas été bien préparés (à cette fusion)» et que «de nombreuses questions restent sans réponse».
Problèmes d'organisation
Ce nouvel appel à la grève lancé par trois syndicats (Snu-FSU, CGT, Sud Emploi) est toujours motivé par des problèmes d'organisations et l'impression partagée des employés que cette fusion n'aide ni aux demandeurs d'emploi ni aux salariés.
Christian Charpy, directeur général de Pôle Emploi, est malgré tout plutôt confiant. «Pour l'instant, les mobilisations ont été régulières au sein de Pôle emploi mais d'un niveau modéré», a-t-il déclaré mercredi.
Chloé Le Guével (avec agence)