Crevaison en série. Après Continental, le groupe de pneumatiques
Michelin, basé à Clermont-Ferrand, s'apprête à préciser les contours d'un plan social qui entraînerait la suppression de plus de 1 000 emplois, selon les syndicats sur les 25 000 que compte l'entreprise. Le Monde daté d'aujourd'hui annonce que la société française prépare un plan social « portant sur la suppression de plus de 1 500 emplois en France » et deux sites seraient plus particulièrement visés : La Roche-sur-Yon (Vendée, 670 salariés) spécialisé dans les pneus haut de gamme et Roanne (Loire, 900 postes) spécialisé dans les pneus pour poids lourds.
La direction, qui n'a ni démenti ni confirmé cette information, a refusé de s'exprimer avant une rencontre avec les syndicats aujourd'hui et un CE prévu le 24 juin. Selon Alain Couderc (CFDT), « plusieurs rumeurs circulent, certaines allant jusqu'à 3 000 suppressions. Mais rien n'est confirmé. » « On s'y attendait depuis un certain temps sans en connaître l'ampleur », a déclaré un représentant de la CGT. Le syndicat estime que d'autres sites de production, fortement touchés par des baisses d'activité, pourraient être concernés par un plan éventuel, comme Le Puy-en-Velay (Haute-Loire), Tours (Indre-et-Loire) et Vannes (Morbihan). Le ministre du Travail, Brice Hortefeux, a estimé sur BFM Radio qu'il n'y avait pas d'« effet d'aubaine » par temps de crise de la part du groupe. W