Nicolas Sarkozy a plaidé hier pour que les normes sociales votées
à l'Organisation internationale du travail
(OIT), la branche « sociale » des Nations unies, soient « obligatoires » pour tous les Etats, lors du mini-sommet sur l'emploi de l'OIT, à Genève. Ce rendez-vous annuel, auquel participait une dizaine de chefs d'Etat, dont le Brésilien Luis Inacio da Silva, avait pour objectif de mobiliser les gouvernements face à l'explosion inédite du chômage en 2009. La déclaration du chef de l'Etat, qui prend en compte la demande formulée par les dirigeants des syndicats français pour que « les normes internationales du travail soient des normes à respecter par les Etats et les entreprises », n'a pas convaincu la CFTC ni la CFDT, qui attendent le passage à l'acte. Selon le président du syndicat CFTC, Jacques Voisin, « l'esprit des réformes conduites en France est loin des engagements que le président de la République semble prendre au niveau international ». W
Johanna Sitter