Avec plus de 300 000 nouveaux inscrits à Pôle emploi
au seul premier trimestre 2009, la tâche s'annonce rude pour le successeur de l'ANPE et des Assedic. Du coup, la CGT tire la sonnette d'alarme. Six mois après la fusion, les locaux manquent à de nombreuses agences, note Marie-Line Robinet, également responsable régionale, qui dénonce une mise en place « peu préparée et trop rapide ». Pour la CGT, la formation proposée n'est pas suffisante. « Aujourd'hui, des personnes concernées par le RSA (nouveau RMI) viennent nous voir alors qu'on n'est pas encore informés », témoigne Manuella Haenel. Les demandeurs d'emploi « sont de plus en plus agressifs parce qu'ils n'ont pas de réponse à leurs questions », confirme Marie-Line Robinet. Les retards s'accumulent pour le traitement des dossiers, notamment dans le calcul de l'indemnisation. L'informatique est également remise en cause. Les serveurs n'étant pas reliés, l'ANPE n'a pas accès à l'information sur l'indemnisation du demandeur et vice versa pour l'Assedic. Et le pire est à venir avec la généralisation du RSA, l'entrée des jeunes sur le marché du travail, les saisonniers après l'été et les suppressions d'emplois à la suite des plans sociaux annoncés. W