SOCIAL - C'est le montant des indemnités que devrait toucher chaque salarié licencié...
Après deux mois et demi de lutte, les syndicats du fabricant de pneumatiques Continental à Clairoix (Oise) sont enfin «arrivés à un compromis acceptable» avec le versement d'une prime extra-légale de départ de 50.000 euros nets à chacun des 1.120 salariés du site.
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L’accord, négocié vendredi lors d’une réunion tripartite (syndicat, direction, Etat), a été voté à l’unanimité - moins dix voix - par plus de 900 salariés de chez «Conti» réunis samedi en assemblée générale.
«Un bel exemple de solidarité»
La dernière rencontre mardi avec la direction allemande de Continental avait été qualifiée de «très décevante» par les syndicats. Après avoir proposé une prime de départ de 17.000 euros, la direction avait alors proposé 20.000 euros, une somme jugée très insuffisante.
«On peut dire qu'on est arrivé à un compromis acceptable en passant de 20.000 euros à 50.000 euros de prime extra-légale», a déclaré à l'AFP Xavier Mathieu, délégué CGT du site de Clairoix. «Continental, c'est aussi un bel exemple de solidarité», a-t-il ajouté expliquant que les plus anciens avaient accepté le principe de la prime unique alors qu'ils auraient pu gagner plus.
«75% du salaire jusqu'à 2014»
«De plus, on a obtenu que Continental nous paye jusqu'à octobre à 100%, ensuite on démarre un congé de reconversion de 23 mois jusqu'à fin 2011. On peut dire qu'on est sûr d'avoir au moins 75% du salaire jusqu'à 2014 et une prime entre 50.000 et 100.000 euros nets d'impôts», a expliqué Xavier Mathieu.
«On est très fier de ces négociations, mais il va falloir encore discuter des conditions de préretraite et de reclassement, il y a une autre réunion tripartite vendredi 5 juin», a-t-il ajouté.
La direction allemande ne confirme pas
De son côté, la direction du fabricant allemand de pneus n'a pas voulu confirmer l'information indiquant que pour l'instant «rien n'est certain tant que l'accord n'est pas définitivement signé».
Continental avait révélé le 11 mars
son intention de fermer l'usine de Clairoix pour cause de surcapacités de production et manque de compétitivité du site. L'annonce avait provoqué
la colère des salariés qui avaient accepté en 2007 un retour aux 40 heures de travail hebdomadaire contre une promesse de maintien de l'emploi jusqu'en 2012.
Avec agence