AUTOMOBILE - L'Allemagne s'est battue pour que la filiale de General Motors, en passe de déposer le bilan aux Etats-Unis, ne ferme pas...
Le gouvernement allemand a finalement choisi samedi l'équipementier canadien Magna adossé à des capitaux russes pour reprendre le constructeur automobile Opel à
l'américain en déroute General Motors et tenter de sauver des dizaines de milliers d'emplois. «Une solution a été trouvée», a indiqué au milieu de la nuit Peer Steinbrück, le ministre allemand des Finances.
L'offre de Magna est soutenue financièrement par la banque semi-publique russe Sberbank et par un partenariat industriel avec le constructeur russe GAZ.
Le constructeur italien Fiat n’a donc pas été retenu…
25.000 emplois
En Allemagne, l'enjeu est crucial, à quatre mois des élections législatives. GM, hors Saab, emploie 50.000 personnes environ en Europe, dont 25.000 en Allemagne. Le gouvernement voulait donc à tout prix éviter u
ne faillite d’Opel, de plus en plus possible avec la déroute de sa maison-mère. Celle-devrait annoncer son dépôt de bilan lundi, aux Etats-Unis. «Le point central est que nous avons un intérêt très fort à maintenir les emplois sur les quatre usines» d’Opel en Allemagne, a expliqué le ministre des Finances.
Le favori des syndicats
L'idendité du futur repreneur n'est pas une surprise, mais le montage de la reprise a été âprement discuté, GM exigeant une participation toujours plus forte de l’Etat allemand. Depuis une semaine déjà, Magna était le favori du gouvernement allemand, et semble-t-il aussi de GM.
Magna était aussi le préféré des syndicats allemands, qui estimaient que le risque de suppressions d'emplois était moins grand qu'avec Fiat. Jusque là, Magna a annoncé qu'il voulait supprimer 10.000 emplois en Europe, dont 2.500 en Allemagne.
Avec agence