Ils refusent de partir avec seulement 20 000 euros en poche.
Des centaines
de salariés du fabricant allemand Continental ont brûlé des pneus devant le siège du patronat, à Paris, hier. Les ouvriers ont appris en mars la fermeture de leur usine de Clairoix (Oise), alors qu'ils avaient accepté de revenir aux 40 heures de travail hebdomadaire pour sauver le site. Mais les négociations piétinent, car la direction bloque aussi sur une autre revendication : le maintien des contrats de travail jusqu'à la fin 2011. « Nous refusons l'avenir sinistre qu'on nous réserve », ont écrit les salariés dans une motion remise au Medef. Un nouveau rendez-vous avec les dirigeants du groupe a été fixé à vendredi. W