L'alliance avec l'américain Chrysler à peine conclue, Fiat veut s'emparer du constructeur Opel. Cette fusion ferait naître un groupe au chiffre d'affaires d'environ 80 milliards d'euros et produisant de 6 à 7 millions de véhicules par an. Il deviendrait donc l'un des leaders mondiaux du secteur, derrière le numéro un, le japonais Toyota, et rivaliserait avec l'allemand Volkswagen. L'italien a présenté, hier, aux ministres allemands de l'Economie, Karl-Theodor zu Guttenberg, et des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, son plan de reprise de la filiale de l'américain en détresse General Motors.
Berlin a qualifié le projet d'« intéressant », selon l'AFP, mais a exclu toute décision précipitée, rappelant que l'équipementier canadien Magna avait aussi manifesté son intérêt. L'affaire est loin d'être gagnée pour Fiat. En Allemagne, le dossier est sensible car Opel y emploie près de 26 000 personnes, et le projet italien suscite beaucoup de défiance, à gauche notamment. Seule la Bourse de Milan saluait sans arrière-pensées les grandes ambitions de Fiat : le titre a fini la journée sur un bond de 8,05 %, à 8,12 euros.
Plus globalement, Fiat souhaite mettre la main sur toutes les activités européennes de GM, ce qui inclut aussi le suédois Saab et le britannique Vauxhall. W