SOCIAL - Ils appellent à une mobilisation vendredi devant le palais de justice de Grenoble...
Les salariés de Caterpillar ont renoncé ce jeudi à se prononcer sur
un référendum prévu dans le cadre d'un plan de fin de conflit, appelant à une mobilisation vendredi devant le palais de justice de Grenoble, où est assigné le comité d'entreprise.
«Aujourd'hui, on ne vote pas, tout simplement», a déclaré un délégué CGT, Pierre Piccarreta, lors d'une assemblée générale à Grenoble.
Sanctions à l'égard de 22 salariés
Ce revirement fait suite à un refus de la direction d'annuler des sanctions à l'encontre de 22 salariés, qui ont reçu ce jeudi matin des lettres de mise à pied conservatoire pour des actions menées au cours du conflit social débuté il y a six semaines.
«Nous avons demandé l'annulation des sanctions. La direction a refusé», a précisé Pierre Piccarreta.
733 licenciements prévus
L'assignation en référé du Comité d'entreprise vise à faire entériner par la justice les Livres III et IV du plan social, présenté le 26 février, qui prévoie 733 licenciements, en raison du blocage des négociations sur le plan de sauvegarde de l'emploi.
Cette décision intervenait après le refus, en début de semaine, du protocole de fin de conflit par les salariés, qui avaient finalement décidé jeudi matin de consulter la base à bulletin secret sur ce plan, ainsi que sur la possibilité d'un référendum incluant aussi des propositions syndicales.
Le directeur affirme avoir tout tenté
Ce plan de fin de conflit
ramenait à 600 le nombre de suppressions de postes en contrepartie de la conclusion d'un accord sur l'aménagement du temps de travail.
Le directeur général de Caterpillar France, Nicolas Polutnik, a justifié jeudi la décision d'assigner en justice le comité d'entreprise, soulignant «avoir tout tenté» en vain au cours des négociations.
Avec agence