DIPLOMATIE - De nombreux chefs d'Etat jugent que le sommet de Londres sera difficile...
Les déclarations pessimistes des dirigeants du G20 se succèdent ce mercredi, jour d'ouverture du
sommet anticrise de Londres. Tour d'horizon des idées noires dans la tête des grands de la planète.
La préoccupation d'Angela Merkel
«Je pars pour Londres avec un mélange de confiance et de préoccupation», a déclaré la chancelière allemande avant son départ pour le sommet de jeudi. «Allons-nous vraiment réagir à la gravité de la situation, ou essayer de refouler et d'embellir les choses?», s'est-elle interrogée. Merkel a par ailleurs reconnu qu'elle ne «pouvait pas exclure» que les demandes de nouveaux efforts de relance soient abordées lors du sommet mais a répété que l'Allemagne y était fermement opposée.
L'appel de Barack Obama
«Nous avons la responsabilité de coordonner nos actions et de nous concentrer sur les points communs et non sur des divergences épisodiques», a déclaré le président américain à l'issue d'un entretien avec Gordon Brown. Obama a reconnu que «les pays du G20 suivent comme il se doit leur approche propre», ajoutant: «nous n'allons pas nous entendre sur tous les points».
Les difficultés annoncées par Gordon Brown
«Nous avons de dures négociations devant nous», a déclaré le premier ministre britannique lors d'une conférence de presse commune avec Barack Obama. «Ce ne sera pas facile» d'obtenir un accord, a-t-il reconnu.
Pour Lula, une réunion entre amis peut être difficile
De passage à Paris où il a rencontré Nicolas Sarkozy, le président brésilien a estimé que l
e G20 «sera une réunion entre amis, mais une réunion difficile parce que tous les amis ne pensent pas forcément la même façon.»
Les doutes de Bernard Kouchner
«Je sens difficile le G20. Il faut affirmer nos positions. Elles sont bien connues. Nous avons besoin de régulation dans un système qui a apporté beaucoup de malheurs», explique le ministre français des Affaires étrangères. «Il y a un monde qui veut plus de régulation, un autre qui en veut moins et qui est plus proche des positions dites libérales», a-t-il expliqué.
Le coup d'après de José Manuel Barroso
Le président de la Commission européenne a jugé qu'un autre sommet international serait «utile» en 2009, car le G20 ne peut pas déboucher sur «une solution miracle» pour répondre à la crise.
20minutes.fr