« PSA n'a pas l'intention de fermer d'usine dans l'Hexagone [...]. Il n'y aura pas de plan de licenciement en 2009 », rassurait la semaine dernière, le PDG de PSA Peugeot Citroën, Christian Streiff. Hier, l'intéressé s'est vu remercier par le conseil de surveillance de son groupe qui a décidé de mettre à sa place l'ex-PDG du groupe sidérurgique Corus, Philipe Varin. Il en prendra les commandes à partir du 1er juin, l'intérim étant assuré, dès demain, par Roland Vardanega.
Depuis un certain temps, déjà, les signes de cette disgrâce étaient visibles. En février dernier, le quotidien économique La Tribune avait révélé que Christian Streiff était sur la sellette. L'ex-PDG, qui avait connu de graves problèmes de santé (accident vasculaire cérébral), était très critiqué pour ses méthodes de management sans concession. Pour justifier cette décision, le comité de surveillance a avancé « les difficultés exceptionnelles qu'affronte l'industrie automobile» et qui « imposaient un changement de management à la tête du groupe. » En effet, PSA est confronté à une grave crise de « sous-activité ». L'entreprise, qui avait réalisé un bénéfice de 885 millions en 2007, a perdu 343 millions d'euros l'an passé. Et s'attendait à une année 2009 encore plus difficile. Le groupe, qui avait annoncé un plan de départs volontaires en novembre, pourrait prendre des décisions drastiques dans les mois à venir. ■