SOLIDARITE - Le Haut commissaire demande aux chefs d'entreprise d'investir l'argent dans le plan d'urgence pour l'emploi des jeunes...
«Je dis (aux chefs d'entreprises) "vos stock-options, vous les transformez en job-options".» Martin Hirsch apporte sa contribution, ce vendredi,
au débat sur les rémunérations des dirigeants. Le Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté demande aux chefs d'entreprise d'investir l'argent de leurs stock-options dans le plan d'urgence pour l'emploi des jeunes en cours de préparation.
«Je n'ai jamais été convaincu par le type d'arguments qui dit que pour les plus modestes, il faut baisser les salaires parce qu'il y a la compétition internationale et pour les plus riches, il faut augmenter leurs salaires pour éviter qu'ils s'en aillent», a expliqué Martin Hirsch sur RMC, interrogé sur les différentes formes de rémunération des dirigeants qui font scandale.
«Venez, doublez la mise»
S'adressant aux chefs d'entreprise qui renoncent à leurs bonus, l'ancien dirigeant d'Emmaüs a lancé: «Au lieu d'un renoncement qui est négatif, je leur propose un engagement positif. On a mis 150 millions d'euros pour un fonds pour les jeunes, je leur dis "venez, doublez la mise"».
Il a raconté avoir «essayé de convaincre Thierry Morin», PDG de Valeo,
qui a touché 3,26 millions d'euros d'indemnités de départ malgré un plan social. «Je lui ai dit: "Sortez-vous en la tête haute, mettez ces 3 millions dans le fonds pour les jeunes et venez donner un coup de main - il est en pré-retraite - pour faire des programmes qui aident les jeunes», a-t-il précisé, sans communiquer la réponse de l'intéressé.
Avec agence