Les dirigeants de la banque avaient accepté provisoirement vendredi de ne pas «exercer» les milliers de stock-options qui leur ont été attribuées cette année, sans satisfaire le gouvernement qui souhaitait les voir y «renoncer» purement et simplement.
Pression massive de la majorité
Après le président Nicolas Sarkozy et le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, la ministre de l'Economie Christine Lagarde est montée au créneau à son tour dimanche et a demandé aux dirigeants de la banque de renoncer complètement à leurs stock-options.
L'annonce, mercredi, de l'attribution de 70.000 stock-options au président Daniel Bouton et de 150.000 au directeur général Frédéric Oudéa avait en effet déclenché une très vive polémique, dans un contexte marqué par la grande mobilisation sociale de jeudi. Deux autres cadres dirigeants étaient aussi concernés.