SOCIAL - Le Président s'exprime au lendemain de la journée de mobilisation...
Nicolas Sarkozy sort de son silence.
Au lendemain de la journée de mobilisation massive, le Président est resté sur la même ligne sur
son Premier ministre et
le gouvernement. Il a estimé depuis Bruxelles que «les manifestations» traduisent «l'inquiétude des salariés» face à la crise.
Il a remarqué que cette inquiétude n'avait «pas regressé depuis un mois et demi» et les manifestations du 29 janvier. «Mais qui aurait pu considérer que l'inquiétude aurait pu régresser entre les manifestations de janvier et celles de mars?», s'est-il demandé
lors d'une conférence de presse, à l'issue d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement.
«Le pays n'a pas été paralysé»
Faisant valoir que le nombre de grévistes avait été moindre jeudi que le 29 janvier (ndlr: 21,1% dans les trois fonctions publiques contre 25%), Nicolas Sarkozy a également remarqué que «le pays n'a pas été paralysé. Et ça n'a pas nui à la revendication», a-t-il ajouté.
Le chef de l'Etat a par ailleurs rappelé que les bonus pour les dirigeants étaient «inadmissibles» en cas de plan social. «Visiblement, certains ont du mal à comprendre. Quand il y a un plan social, des aides publiques, les bonus, plans, stock-options, rémunérations annexes ne sont pas admissibles», a-t-il souligné, en allusion à
l'octroi de dizaines de milliers de stock-options à plusieurs dirigeants de la Société Générale, aux quelles
ces derniers ont finalement renoncé.
Il a également indiqué qu'il fallait «mettre en oeuvre sans délai les mesures annoncées» et qu'il fallait en faire davantage en matière de restructuration industrielle. Evoquant «l'angoissante question des restructurations industrielles», il a affirmé que «personne ne doit rester au bord chemin».
«D'autres mesures, s'il le faut, avant l'été»
Selon lui, il faudra être «beaucoup plus offensif dans des entreprises qui n'ont pas d'avenir», afin de «réindustrialiser les bassins» dans lesquels elles sont implantées. Le chef de l'Etat a également assuré, à propos des mesures anti-crise, que le gouvernement les «évaluera, complètera, modifiera, ajoutera s'il le faut» d'autres mesures, ceci «avant l'été».
Il souhaite également examiner la question des «transports en commun dans la région parisienne, fin avril, début mai».
Avec agence