Après une semaine d'attente, le verdict est tombé sur la TVA au restaurant. « Le président Sarkozy a confirmé la baisse à 5,5 % », a affirmé hier Pierre Burban, le secrétaire général de l'Union professionnelle artisanale au sortir de l'Elysée. Une mesure promise depuis 2002 mais seulement rendue possible depuis mardi dernier, les autres pays européens ayant fini par l'accepter. Sauf que le ministère de l'Economie n'a guère apprécié le cadeau, qui priverait l'Etat de 3,2 milliards d'euros par an.
Hier, l'Elysée assurait que le contribuable ne paiera pas l'addition de la TVA sans voir la facture baisser au restau ou sa fiche de paie engraisser s'il y travaille. Reste à déterminer comment contrôler un secteur qui compte 180 000 établissements indépendants, avec souvent seuls un ou deux salariés. Si des voix à l'UMP s'interrogent déjà sur la « priorité » d'une telle baisse, le socialiste Michel Sapin l'a jugée « aberrante ». Il s'agit d'« une promesse électorale que Sarkozy veut absolument tenir, comme s'il ne fallait pas tenir compte d'abord de la situation économique », a-t-il dénoncé. ■