ENERGIE - Les associations de consommateurs estiment que cette baisse intervient trop tard...
En avril, se découvrir d'un fil sera moins cher. Le Premier ministre, François Fillon, a annoncé vendredi, lors d'un déplacement à Anneyron (Drôme), une baisse du prix du gaz «d'environ 10%» à compter du 1er avril, mais cette baisse est jugée insuffisante et surtout trop tardive par les associations de consommateurs.
Le Premier ministre s'exprimait à la suite de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, qui avait
indiqué , sur LCI, qu'une baisse était «attendue» et qu'elle correspondait «à une baisse du prix du pétrole et des matières énergétiques en général». Le cours du baril de pétrole brut a chuté de 70%, à environ 47 dollars le baril vendredi, après avoir atteint un pic proche de 150 dollars en juillet dernier.
Au mauvais moment, selon les associations
Les associations de consommateurs ont dénoncé une baisse tardive, alors que GDF Suez a abaissé ses tarifs de vente de gaz naturel aux gros industriels de 20% dès le mois de janvier. «Ce qui n'est pas satisfaisant, c'est que la baisse intervienne au moment où on n'a plus besoin de se chauffer», a regretté François Carlier, directeur adjoint des études à l'
UFC-Que choisir.
«Le prix du gaz suit le prix du baril de pétrole avec six mois de décalage. Il aurait dû baisser début 2009», a-t-il estimé. Même sentiment que la baisse «semble arriver un peu tard» pour Corinne Rinaldo, secrétaire confédérale de la
Confédération nationale du logement. Le PDG de GDF Suez Gérard Mestrallet avait indiqué en janvier qu'une baisse interviendrait en avril, précisant que le prix du gaz, suivant la «décision du gouvernement», était «gelé pour tout l'hiver».
Avec agence