Le groupe pétrolier a annoncé hier la suppression de 306 postes dans ses activités de pétrochimie, et de 249 postes dans le raffinage. Comme dans cette dernière branche, plusieurs salariés peuvent occuper un même poste, la CGT estime à 309 le nombre d'emplois effectivement touchés, ce qui porte à 615 le total des emplois supprimés d'ici à 2013. La première commune touchée est celle de Gonfreville, en Seine-Maritime, où près de 400 emplois sont concernés entre la raffinerie et l'usine chimique qui lui est accolée. Hier, environ 300 salariés se sont rassemblés devant le site pour protester.
« Il n'y aura aucun licenciement grâce à des efforts de reclassement interne importants », affirme Philippe Goebel, le PDG de la branche pétrochimique de Total. Il a également annoncé 300 millions d'euros d'investissement en France, dont 70 pour créer une usine de production de panneaux solaires en Moselle. La maison mère évoque un total de 1 600 recrutements en France en 2009. Reste que ces annonces interrogent, alors que Total a dégagé un profit de près de 14 milliards d'euros en 2008. A commencer par le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, qui a jugé « scandaleux » le plan de suppressions de poste, et déclaré que Total « ferait mieux d'essayer d'avoir un comportement exemplaire » en temps de crise. ■ L. M. et D. B.