Crise ou pas crise, l'Union européenne entend rester ferme sur la bonne tenue des budgets nationaux. Depuis hier, la France et cinq autres pays (Espagne, Grèce, Irlande, Malte, Lettonie) font l'objet d'une procédure lancée par la Commission européenne. En cause, des déficits publics dépassant la limite des 3 % du produit intérieur brut (PIB).
Bruxelles précisera d'ici à quelques semaines le délai accordé à ces pays pour ramener leur déficit à des proportions acceptables, sous peine d'amende. La Commission pourrait néanmoins faire preuve d'une certaine indulgence : « Pour la France et l'Espagne, nous considérons que 2009 est une année pour la relance », déclare Joaquin Almunia, commissaire européen aux Affaires économiques. « Mais nous pensons que la consolidation devrait commencer en 2010. » Le déficit budgétaire français a atteint 3,2 % en 2008, et devrait être de 4,4 % en 2009, selon le gouvernement. Un retour sous la barre des 3 % n'est pas attendu avant 2011. ■D. A.