Lundi, en recevant un prêt de trois milliards d'euros de l'Etat, le patron de PSA Peugeot Citroën s'est engagé à ne pas licencier en 2009 et à ne pas fermer d'usines. Une promesse qu'il compte tenir malgré la perte de 343 millions d'euros en 2008 publiée hier, à comparer à un bénéfice de 885 millions en 2007. Simplement, 11 000 salariés sont priés de libérer leur poste d'eux-mêmes, dont 6 à 7 000 en France. Cela peut se faire par un départ volontaire ou un départ à la retraite non remplacé, a précisé hier le directeur des ressources humaines, Jean-Luc Vergne.
Reste que pour le gouvernement, l'annonce tombe mal alors qu'il est déjà sous le feu de Bruxelles. L'obligation de garder une unité de production en France « rendrait ces aides illégales » par rapport au droit communautaire, a prévenu mardi un porte-parole de la Commission européenne. Une analyse partagée par l'Allemagne et la République tchèque. ■