Ce n'est pas la crise qui fera mettre de l'eau dans son vin à la présidente du Medef. Face à l'assemblée générale de l'organisation patronale qui se réunissait hier à Paris, Laurence Parisot a réaffirmé ses convictions et notamment son sceptissisme vis-à-vis des interventions de l'Etat dans l'économie. Elle a appelé la puissance publique à « laisser l'entrepreneur entreprendre » et pointé « la part de responsabilité des Etats » dans la crise, leur reprochant d'avoir « laissé s'installer des normes comptables tout simplement néfastes ».
Hors de question également de laisser l'Etat encadrer les salaires des patrons. « Il n'est ni normal ni souhaitable que l'Etat en décide », a estimé Laurence Parisot, alors que Barack Obama a annoncé de telles mesures pour les dirigeants qui recevraient une aide publique. Comme à son habitude, la dirigeante du Medef a plaidé pour « une baisse des prélèvements obligatoires » comme remède à la crise. Laurence Parisot souhaite aussi une « délibération sociale en 2009 » avec les syndicats en vue de réformer le licenciement économique. ■ L. M.