ECONOMIE - La ministre française l’a reconnu devant le forum économique mondial à Davos...
a situation actuelle comporte deux risques majeurs: des troubles sociaux et le protectionnisme.» C’est ce qu’a déclaré la ministre française de l'Economie Christine Lagarde ce samedi devant le Forum économique mondial à Davos (Suisse), deux jours après
la journée de mobilisation massive en France contre la politique économique du gouvernement.
Ces deux risques sont alimentés par «la chute de la croissance économique et par le fait que les Etats doivent engager l'argent des contribuables» dans les plans de relance et de sauvetage, a-t-elle expliqué. L'immense plan de relance économique adopté par la Chambre des représentants américaine a suscité à l'étranger la crainte que les Etats-Unis choisissent la voie du protectionnisme face à la crise économique, car il prévoit de n'employer que des métaux «made in USA».
«C'est une course contre la montre»
La ministre a souligné l'importance de la réunion du G20 prévue le 2 avril à Londres. «Pour restaurer la confiance dans le système financier, nous devons donner un signal extrêmement fort dès le 2 avril», a-t-elle dit. «Nous devrons indiquer trois ou quatre sujets sur lesquels nous agirons et pas seulement sur lesquels nous serons d'accord», a-t-elle ajouté en citant les questions de la supervision bancaire internationale et de la transparence.
«C'est une course contre la montre», a encore lancé Christine Lagarde, affirmant que les mesures qui seront prises devront être «vendables en termes politiques» aux opinions publiques, être «techniquement solides» et «applicables».
La réforme du système financier international
La réunion de Londres doit jeter les bases d'une réforme du système financier international après une première réunion d'urgence en novembre à Washington. Plusieurs responsables ont déploré l'absence de progrès réalisés depuis cette réunion.
D'autres responsables présents à Davos comme la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Gordon Brown ont également souligné l'importance de la prochaine réunion du G20.
Avec agence