CRISE - Au lendemain de la grève, Luc Chatel et Raymond Soubie l'ont répété ce vendredi matin...
Malgré
une importante mobilisation des salariés lors de la journée de grève jeudi, le gouvernement ne semble pas prêt à infléchir sa politique économique face à la crise. Son porte-parole, Luc Chatel, a répété ce vendredi matin sur
France Info que l'exécutif n'envisageait pas de nouvelles mesures en faveur de la relance par la demande, comme le propose le Parti socialiste dans son
contre-plan de relance.
Donner directement de l'argent aux ménages, via un crédit d'impôts comme aux Etats-Unis, n'est pas «efficace» selon Luc Chatel, qui s'oppose également à une baisse de la TVA, suggérée par le PS. «C'est injuste pour les salariés qui gagnent le moins.» Le porte-parole du gouvernement a indiqué que Nicolas Sarkozy garderait le cap de
la relance par l'investissement et l'emploi, notamment en annonçant un nouveau plan pour l'automobile dans les prochains jours.
Pas une réunion «d'agenda» avec les syndicats
Quant à une rencontre avec l'opposition à la suite de la grève de jeudi, réclamée par le PS, Luc Chatel a déclaré que la majorité était toujours prête à discuter mais qu'il faudrait pour commencer que le PS cesse de boycotter les débats à l'Assemblée ainsi que les séances de questions au gouvernement.
Raymond Soubie, conseiller social de Nicolas Sarkozy, a également déclaré ce vendredi qu'il y aurait «maintien du cap» des réformes, soulignant toutefois que la rencontre entre le président et les syndicats ne serait pas simplement «d'agenda», reprenant l'expression de Bernard Thibault, le leader de la CGT. Il s'agira «d'examiner le programme de réformes et le train de mesures de l'année 2009 et les méthodes pour le traiter», a expliqué le conseiller du chef de l'Etat.
C. F. (avec agence)