Pour Patrick Devedjian, il s’agit d’une «boite à outil» pour la relance. Pour Odette Terrade (PCF), d’un «amoncellement de dispositions favorisant tel ou tel groupe de pression ou d'intérêt économique». Jeudi soir, le parlement a donné son feu vert définitif au plan de relance de 26 milliards présenté par Nicolas Sarkozy en décembre, avec un ultime vote du Sénat de son volet «accélération des programmes de construction et d'investissement».
Déjà entériné un peu plus tôt jeudi par les députés, le texte a été adopté par 170 voix contre 140 par le Sénat. L'opposition PS, PCF et Verts ont voté contre. Les sénateurs centristes se sont abstenus.
>> Pour le détail des mesures, cliquer ici
Le parlement a également adopté définitivement la loi de programmation des finances publiques sur 2009-2012 qui tient compte des nouvelles prévisions de déficits liées au coût du plan de relance.
Ces votes interviennent au soir d'une journée de mobilisation intersyndicale contre la politique du gouvernement marquée par des cortèges imposants dans tout le pays à laquelle le ministre de la relance Patrick Devedjian n’a fait aucune allusion au Sénat.